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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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Les Scaligeri ou seigneurs de la Scala étaient, depuis la fin du siècle précédent, maîtres de Vérone. Deux frères, Alboin et Cane, que les Italiens appellent toujours Can Grande 385, y tenaient une cour brillante. Elle était le refuge de tous les hommes distingués que les guerres civiles et les révolutions chassaient de leur patrie. Nous avons vu qu'elle le fut du Dante. Ils n'y trouvaient pas seulement un asyle, mais toutes les attentions de l'hospitalité, les recherches du goût et les jouissances de la vie. Ils y étaient magnifiquement logés et meublés; ils avaient chacun à leurs ordres des domestiques particuliers, et étaient, à leur choix, ou abondamment servis chez eux, ou admis à la table des princes. La bonne chère y était assaisonnée par les plaisirs de la musique, et, selon l'usage du temps, par des bouffons et des jongleurs. Les chambres étaient décorées de peintures et de devises analogues à la situation, à l'état ou aux différents goûts des hôtes. On y représentait la victoire pour les guerriers, l'espérance pour les exilés, les bosquets des muses pour les poëtes, Mercure pour les artistes, le Paradis pour les prédicateurs, ainsi du reste 386.

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