Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,
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Consultons les historiens des beaux-arts 370, ils nous diront leurs premiers pas chez ce peuple ingénieux, et leurs rapides progrès. Ils nous feront connaître Nicolas de Pise, Jean, son fils, que nous avons déjà nommés, et d'autres sculpteurs habiles dont plusieurs ouvrages existent encore à Pise, à Florence, à Bologne, à Milan et ailleurs. Dans la peinture, Florence vante encore son Cimabué, son Giotto. Bologne prétend avoir eu des peintres plus anciens qu'eux 371. Venise réclame la priorité sur Florence et sur Bologne 372. Pise eut son Guido, son Diotisalvi, son Giunta; Lucques son Buonagiunta; mais aucun d'eux n'a pu prévaloir sur Cimabué, et sur Giotto son disciple. Ceux-ci sont restés dans la mémoire des hommes, les premiers restaurateurs de la peinture en Italie: leurs prédécesseurs et leurs contemporains sont oubliés, peut-être par la même raison qui priva de l'immortalité tant de héros antérieurs aux Atrides: