Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,
Reading edition
Pendant un ou deux siècles, sa gloire parut s'obscurcir dans sa patrie; on cessa de le tant admirer, de l'étudier, même de le lire. Aussi la langue s'affaiblit, la poésie perdit sa force et sa grandeur. On est revenu au gran Padre Alighier, comme l'appelle celui des poëtes modernes qui a le plus profité à son école 366; et la langue italienne a repris sa vigueur, sans rien perdre de sa grâce et de son éclat; et les Alfieri, les Parini, pour ne parler que de ceux qui ne sont plus, ont fait vibrer avec une force nouvelle les cordes long-temps amollies et détendues de la lyre toscane. Alfieri surtout eut bien raison de l'appeler son père: un seul trait fera connaître jusqu'où allait son admiration pour lui; et je terminerai ce que j'avais à dire sur Dante par ce jugement d'un grand poëte, si digne de l'apprécier.