Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,
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Cette supériorité qu'il conserve est une sorte de phénomène digne de quelques réflexions 365. Par un effort bien remarquable de la nature, tous les arts renaissaient alors presque à la fois dans la Toscane libre. Giotto, ami du Dante, y faisait fleurir la peinture. Il avait été précédé de Giunta, de Pise; de Guido, de Sienne; de Cimabué, de Florence. Il les effaça tous; et l'on crut que personne ne pourrait l'effacer. Masaccio vint, et fit faire à l'art un pas immense par la perspective des corps solides, et par la perspective aérienne que Giotto avait ignorées; mais bientôt il fut surpassé lui-même dans toutes les parties de la peinture, par André Mantegna, et plus encore par Michel-Ange et par les autres grands peintres qui s'élevèrent presque en même temps dans l'Italie entière. Si l'on regarde auprès des tableaux d'un Raphaël, d'un Léonard de Vinci, d'un Titien, d'un Corrège, d'un Carrache et de tant d'autres, les tableaux de ce Giotto qui eut de son vivant tant de renommée, on n'y trouve plus aucune des qualités qui constituent le grand peintre, et l'on est forcé de reconnaître l'enfance de l'art dans ce qui en parut alors la perfection.