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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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Dès que l'apôtre a cessé de parler, toutes ces lumières triomphantes qui s'étaient arrêtées à l'entendre, s'agitent dans l'air enflammé, remontent avec lui vers l'empyrée, et disparaissent aux yeux du poëte qui les regarde avec ravissement. Il s'y trouve bientôt transporté lui-même, comme il l'a été jusqu'alors, par la force surnaturelle des regards de Béatrix. En s'élevant encore avec lui, elle s'enrichit de beautés nouvelles et d'une nouvelle lumière; et l'œil de son ami, devenu plus fort à mesure qu'il pénètre plus avant dans les cieux, ne peut plus se détacher d'elle. Cette idée allégorique qui représente, si l'on veut, la force de l'amour divin, est rendue avec des expressions évidemment dictées par le souvenir d'un autre amour 350. Béatrix lui explique la nature de l'empyrée, de ce neuvième ciel qui renferme tous les autres, et leur imprime le mouvement. Il le reçoit d'un cercle de lumière et d'amour qui l'environne de toutes parts, et qui n'est autre chose que l'âme divine elle-même, dans laquelle et par laquelle tout se meut dans le système général des sphères.

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