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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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Le père du genre humain, Adam, vient se joindre aux trois apôtres, enveloppé comme eux d'une flamme du plus grand éclat. Dante, quand Béatrix le lui a nommé, s'incline vers lui, comme le feuillage qui courbe sa cime au souffle passager du vent, et se relève ensuite par sa propre force. Il prie le premier homme de lui répondre, et d'éclaircir des doutes qu'il ne lui explique pas, pour ne point retarder le plaisir de l'entendre, mais qu'Adam lit dans son âme plus clairement que Dante ne les y voit lui-même. Ils ont pour objet de savoir combien de temps s'est écoulé depuis que Dieu plaça l'homme dans le Paradis terrestre, combien dura son bonheur; et la véritable cause du courroux céleste; et quelle fut la langue qu'il parla et qu'il se créa lui-même. Adam répond en peu de mots sur les premières questions. Ce ne fut point d'avoir goûté d'un fruit qui fut la cause de son exil, mais d'avoir transgressé l'ordre qu'il avait reçu. Le soleil avait achevé 4302 fois son tour annuel pendant qu'il était resté dans le séjour des limbes; et il avait vu cet astre parcourir 930 fois tous les signes célestes tandis qu'il était resté sur la terre. Il entre dans plus de détails sur la langue primitive qui avait été la sienne, et peut-être il s'arrête trop sur quelques particularités, telles que certains changements opérés dans cette langue, où El d'abord, et ensuite Éli ou Éloï signifièrent le nom de Dieu. Quant au séjour qu'il fit dans le Paradis terrestre, et au temps de son innocence et de sa félicité, il ne dura en tout que six heures, ou, comme il le dit en langage astronomique, depuis la première heure jusqu'à celle qui suit la sixième, quand le soleil passe d'une région du ciel à l'autre 347.

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