Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,
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Une troisième flamme s'avance; c'est celle de l'apôtre S. Jean. Le poëte peint son maintien, sa démarche et l'accueil qu'il reçoit des deux autres saints, par une comparaison où il y a beaucoup de grâce, mais qu'on est tout étonné, quoiqu'elle présente une image décente et modeste, de trouver appliquée, dans le Paradis, à trois apôtres. «De même, dit-il, qu'une jeune vierge se lève, marche et entre dans la danse, seulement pour faire honneur à la nouvelle épouse, et non par aucun mauvais dessein 345; de même je vis cet astre éblouissant venir se joindre aux deux autres qui tournaient en dansant, comme l'exigeait leur ardent amour.» Après que cette danse et le chant mélodieux, au-dessus de toute expression et de toute idée, dont les trois saints l'accompagnent, ont cessé, Saint-Jean interroge Dante sur la charité 346; et, dans ce troisième interrogatoire, la question n'est pas moins approfondie; l'habileté du répondant et la satisfaction de l'examinateur ne sont pas moindres que dans les deux premiers.