Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,
Reading edition
«C'est par moi que l'on va dans la cité des pleurs; c'est par moi que l'on va aux douleurs éternelles; c'est par moi que l'on va parmi la race proscrite. La Justice inspira le Très-Haut dont je suis l'ouvrage..... Rien avant moi ne fut créé, sinon les choses éternelles; et moi, je dure éternellement. Laissez toute espérance, ô vous qui entrez ici»! L'intérieur répond à cette redoutable annonce: «Là, des soupirs, des pleurs, de hauts gémissements, retentissent sous un ciel qu'aucun astre n'éclaire. Des idiomes divers 32, d'horribles langages, des paroles de douleur, des accents de colère, des voix aiguës et des voix rauques, et le choc des mains qui les accompagne, font un bruit qui retentit sans cesse dans cet air éternellement sombre, comme le sable, quand un noir tourbillon l'agite».