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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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Béatrix s'approche d'eux et leur présente son ami, en se servant du langage mystique qui est parmi eux la langue commune 341. La prière qu'elle leur adresse est entendue. Toutes ces âmes, flamboyantes comme des comètes, commencent à se mouvoir autour du Dante et de Béatrix, comme les sphères autour du pôle. De même que tournent les cercles d'une horloge, dont l'un paraît tranquille, tandis que le dernier de tous semble voler, de même ces danses célestes tournent d'un mouvement inégal, selon les divers degrés de béatitude. De celle de ces danses que Dante remarquait comme la plus belle, sort la lumière la plus brillante. Elle tourne trois fois autour de Béatrix, en faisant entendre un chant si divin, que l'imagination du poëte ne peut le lui retracer. Béatrix reconnaît dans cette flamme le prince des apôtres. Elle le prie d'interroger Dante sur la foi, l'espérance et la charité. Pierre, toujours enfermé dans sa flamme, l'interroge en effet dans les règles sur la première de ces vertus; et ses questions, et les réponses du Dante, sont en quelque sorte la quintessence la plus substantielle de la doctrine théologique sur cette matière. On voit que le poëte y est à l'aise, qu'il s'y plaît, et que tous les détours de ce labyrinthe d'arguments et de distinctions lui sont connus. L'apôtre en est si satisfait, qu'il le bénit en chantant, et l'environne trois fois de sa lumière.

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