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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note 299 — Par P.L. GINGUENÉ,

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Note 299: (retour) «La fille de Bélus (Didon) ne brûla pas de plus de feux, quand elle offensa et Sichée et Créuse (en manquant à ce qu'elle devait à l'un, et faisant manquer Énée à ce qu'il devait à l'autre), que lui, tandis qu'il fut en âge d'aimer; ni cette souveraine du Rhodope (Phillis), qui fut trompée par Demophoon; ni Alcide, quand Iole se rendit maîtresse de son cœur.» Ce n'est pas cette accumulation d'exemples tirés de la fable, qui est ici le trait le plus singulier, c'est que ce Foulques, qui avait commencé par être troubadour, et livré, comme ils l'étaient tous, au plaisir, finit par être dévot, se faire moine, et devenir évêque de Toulouse, où il se distingua par son fanatisme persécuteur, dans la croisade contre les malheureux Albigeois. Était-ce depuis sa conversion qu'il s'était lié avec la tendre Cunizza? Pourquoi Dante, qui savait sans doute fort bien comment il avait fini, ne parle-t-il point de lui comme évêque, mais seulement comme poëte, et comme excessivement enclin à l'amour? N'est-ce pas le dernier état où l'on vit, le dernier sentiment où l'on meurt, qui décide du sort de l'âme? C'est en cela que consiste ici la plus forte singularité.

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