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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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Entraîné par son enthousiasme, le poëte voit alors les hommes comme partagés en deux classes; ceux qui ne peuvent pas le suivre dans son essor, et le petit nombre de ceux qui le peuvent. «O vous, dit-il 280, qui, attirés par le désir de m'entendre, avez, dans une frêle barque, suivi de loin le navire où je vogue en chantant, retournez sur vos pas, allez revoir le rivage: ne vous hasardez pas sur cette mer, où peut-être, si vous me perdiez, vous seriez perdu. Jamais on ne parcourut l'onde où j'ose m'avancer. Minerve m'inspire; Apollon me conduit, et les neuf muses me montrent l'étoile polaire. Vous autres, voyageurs peu nombreux, qui avez de bonne heure élevé vos désirs vers ce pain des anges dont on se nourrit ici, mais dont on ne se rassasie jamais, vous pouvez lancer votre vaisseau sur cette haute mer, en suivant le sillon que je trace, avant que l'onde se referme derrière moi.»

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