Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,
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Béatrix, témoin de sa surprise, prévient ses questions. Parmi plusieurs explications où il ne faut pas chercher une exactitude rigoureuse, elle lui apprend que ce qui lui paraît être un grand lac de feu est le globe de la lune; que dans l'ordre établi par le créateur de l'univers, tous les êtres, animés et inanimés, ont un penchant, un instinct qui les entraîne. «C'est pourquoi, dit-elle, ils se dirigent vers différents ports dans l'océan immense de l'être 279. C'est cet instinct qui porte le feu vers la lune; c'est lui qui est la source des mouvements du cœur; c'est lui qui resserre et unit les éléments qui composent la terre. Les créatures douées d'intelligence et d'amour ne sont point étrangères à ce puissant mobile. La lumière céleste est ce qui les attire: c'est là que tendent sans cesse celles qui sont les plus ardentes: c'est là que nous emporte, en ce moment, comme au terme qui nous est prescrit, la force de cet arc qui dirige tout ce qu'il lance vers le but le plus heureux.»