Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,
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Le début en est grave et même sévère. Il n'annonce pas, comme le précédent, une jouissance vive ou un élan de l'âme, mais le recueillement et la contemplation. «La gloire de celui qui meut ce grand tout pénètre l'univers entier et brille dans une partie plus que dans l'autre 274. C'est dans le ciel que se réunit le plus de sa splendeur: j'y montai; je vis des choses que l'on ne saurait plus redire quand on est descendu ici-bas: en approchant de l'objet de son désir, notre intelligence s'enfonce dans de telles profondeurs, que la mémoire ne peut retourner en arrière 275.» Il faut donc qu'il invoque un secours surnaturel; et, comme pour annoncer qu'il se prépare encore à mêler quelquefois le profane avec le sacré, il commence par invoquer Apollon 276: c'est le vainqueur de Marsyas 277, qu'il prie de lui accorder son inspiration divine, pour qu'il puisse révéler aux hommes les beautés du Paradis. «Si tu daignes m'inspirer, dit-il, tu me verras m'approcher de ton arbre chéri et me couronner de ses feuilles, dont mon sujet et toi, vous m'aurez rendu digne. O mon père! par l'effet et à la honte des passions humaines, on en cueille si rarement pour le triomphe ou d'un César, ou d'un poëte, que ce devrait être un grand sujet de joie pour toi de voir quelqu'un désirer ardemment ce feuillage. 278»