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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

Reading edition

Le char s'arrête 263: tous ceux qui composent l'escorte se tournent vers ce char dans l'attitude du respect: les anges font entendre des cantiques de félicitation et de joie 264, et leurs mains jettent sur le char un nuage de fleurs. Une femme paraît au milieu de ce nuage, la tête couverte d'un voile blanc et couronnée d'olivier, vêtue d'un manteau de couleur verte et d'un habit rouge et brillant comme la flamme. Ici se montre dans tout son éclat ce personnage en partie allégorique et partie réel, annoncé dès le commencement du poëme, cette Béatrix, l'emblême de la science des choses divines, mais qui retrace en même temps, au milieu de ce cortège céleste et de cette pompe triomphale, l'objet d'une passion dont ni la mort, ni le temps, ni l'âge, n'ont pu effacer le souvenir. «Mon esprit, dit le poëte, qui depuis si long-temps n'avait pas éprouvé cette crainte et ce tremblement dont il était toujours saisi en sa présence, mon esprit, sans avoir besoin que mes yeux l'instruisissent davantage, et par la seule vertu secrète qui se répandit autour d'elle, sentit la grande puissance d'un ancien amour 265.»

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