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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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L'allégorie de ce qui suit dans les six derniers chants, n'est pas moins sensible. Le Dante s'est purgé de ses péchés par toutes les épreuves qu'il vient de subir. En sortant de chaque cercle du Purgatoire, il a senti s'effacer de son front l'une des sept lettres P qu'un ange y avait gravées. Il est parvenu au séjour du Paradis terrestre, qui n'est ici que l'emblême de l'innocence primitive. Des savants théologiens avaient dit que ce Paradis était le type, ou le modèle de l'Église: c'est pour cela, sans doute, que Dante y fait paraître l'Église même, avec les symboles de tout ce qu'elle croit et de ce qu'elle enseigne 256. Impatient de visiter la forêt divine, dont l'ombre épaisse et vive tempère l'éclat du nouveau jour, il y tourne ses pas, et traverse lentement la campagne, en foulant ce sol qui exhale de toutes parts les plus suaves odeurs 257. Un air doux et toujours égal, frappe son front comme les coups d'un vent léger. Il agite et fait ployer les feuillages, mais sans courber les branches, et sans empêcher les oiseaux qui célèbrent avec joie, sur leurs cimes, les premières heures du jour, de continuer leurs concerts. Le feuillage les accompagne de son doux murmure, pareil à celui qui parcourt les forêts de pins sur les rivages de l'Adriatique, quand Éole y laisse errer le vent du midi.

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