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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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On ne sait dans quelles vieilles chroniques il put trouver cette origine, que sans doute il n'inventa pas; mais on peut croire qu'il ne l'eût pas adoptée et consignée dans son poëme, si Charles, descendant de Hugues, n'eût été son persécuteur. Hugues étend ses accusations contre sa race, jusqu'à Philippe-le-Bel, à ses querelles avec Boniface VIII, et à la captivité de ce pape dans Anagni. Il avoue ensuite au poëte que pendant le jour, lui et les autres habitants de ce cercle, invoquent les noms qu'il lui a entendu prononcer; mais que pendant la nuit ils ne citent entre eux que des exemples du vice pour lequel ils sont punis. C'est alors Pygmalion, que l'amour de l'or rendit traître, voleur et parricide; et l'avare Midas, dont la demande avide eut des suites qui font encore rire à ses dépens; et l'insensé Acham qui déroba le butin de Jéricho, et fut lapidé par ordre de Josué; c'est la punition d'Ananias et de sa femme Saphira, et celle que subit Héliodore: tantôt le cercle entier voue à l'infamie Polymnestor, assassin du jeune Polidore; tantôt ils crient tous ensemble: O Crassus, dis-nous, toi qui le sais, quelle est la saveur de l'or 223.

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