Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,
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Une autre de ces ombres avares, parmi des plaintes qui ressemblent à celles d'une femme dans les douleurs de l'enfantement 221, tient des discours qui feraient difficilement deviner ce qu'elle fut sur la terre. Elle invoque la vierge Marie; qui fut si pauvre qu'elle ne trouva qu'une étable où déposer son saint fardeau; le bon Fabricius, qui préféra la pauvreté à des richesses mal acquises, et enfin saint Nicolas, dont la libéralité sauva trois jeunes filles du déshonneur où allait les plonger la pauvreté de leur père.... C'est Hugues Capet qui parle ainsi; non pas le premier roi de la race capétienne, mais son père Hugues-le-Grand, duc de France et comte de Paris, qui fut, avant son fils, surnommé Cappatus, Capet, pour des raisons sur lesquelles nos historiens ne s'accordent pas 222: «Je fus, dit-il, la tige de cet arbre maudit, qui étend son ombre malfaisante sur toute la chrétienté.» C'est sur ce ton, dicté par les ressentiments du poëte, que Hugues fait sa propre confession et celle de ses descendants. Le Dante n'a garde d'oublier parmi eux ce Charles de Valois, qui l'avait chassé de sa patrie. «Par ses ruses, fait-il dire à Hugues Capet, par les seules armes dont se servit le traître Judas, il causera la perte de Florence; mais à la fin il n'y gagnera que de la honte, et une honte d'autant plus ineffaçable qu'une telle peine lui paraît plus légère à supporter.» C'est là qu'il en voulait venir; c'est pour arriver à Charles de Valois qu'il a fait se confesser Hugues Capet, qu'il l'a placé parmi les princes avares, et surtout qu'il l'a fait fils d'un boucher de Paris,