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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

Reading edition

«Le coupable détourna sa bouche de cette horrible pâture 159, et l'essuyant avec les cheveux de la tête dont il avait rongé le crâne, il me dit: Tu veux que je renouvelle une douleur aigrie par le désespoir, et dont la seule pensée m'oppresse le cœur, avant que je commence à parler, mais si mes paroles doivent être un germe qui ait pour fruit l'opprobre de celui que je dévore, tu me verras à la fois parler et verser des larmes. Je ne sais qui tu es, ni de quelle manière tu es descendu ici-bas; mais tu me parais Florentin à ton langage. Tu dois savoir que je suis le comte Ugolin, et celui-ci l'archevêque Roger. Je t'apprendrai maintenant pourquoi je le traite ainsi. Je n'ai pas besoin de dire que m'étant fié à lui, je fus pris et mis à mort par l'effet de ses perfides conseils; mais ce que tu ne peux avoir appris, mais combien ma mort fut cruelle, tu vas l'entendre, et tu sauras alors s'il m'a offensé.

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