Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,
Reading edition
Les simoniaques remplissent la troisième fosse 100. Le poëte, avant de la décrire, apostrophe ce magicien Simon, qui voulut acheter de saint Pierre le pouvoir de conférer la grâce divine, et qui donna son nom à un vice que l'on peut nommer ecclésiastique 101; il s'adresse en même temps à ses misérables sectateurs, dont la rapacité prostitue à prix d'or les choses de Dieu qui ne devraient être données qu'aux plus dignes. C'est pour vous maintenant, leur dit-il, que doit sonner la trompette 102. Cela ressemble à une déclaration de guerre; et nous l'allons voir joindre en effet corps à corps ceux qu'il regardait sans doute comme les généraux ennemis, puisque, Gibelin déclaré, il était exilé, ruiné, persécuté par le parti des Guelfes, dont les papes étaient les chefs. Il marche à eux avec tant de fracas; il est si ingénieux et si vif dans le combat qu'il leur livre, que l'on peut croire que l'idée de ce chant est une des premières qui s'était présentée à lui dans la conception de son poëme, qui l'avait le plus engagé à l'entreprendre, et qui était entrée le plus nécessairement dans son plan.