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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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Dante est encore arrêté par les ombres de trois guerriers florentins 94 punis pour le même vice, sans doute très-connus alors, mais qui ne sont aujourd'hui d'aucun intérêt, et avec lesquels il s'entretient quelque temps. Il se fait demander par l'un d'eux si la courtoisie et la valeur habitent toujours Florence, ou si elles en sont tout-à-fait sorties, comme quelques rapports le leur font craindre. Dante, au lieu de lui répondre, lève la tête, et s'adressant à sa patrie elle-même, il lui crie: «Ô Florence! les hommes nouveaux et les fortunes subites ont produit en toi tant d'orgueil et des passions si démesurées que tu commences à t'en plaindre». On voit qu'il ne perd aucune occasion d'exhaler ses ressentiments, ou plutôt qu'il en fait naître à chaque instant de nouvelles. Celle-ci est la moins heureuse de toutes. S'il eût existé pour lui un art et des règles, on pourrait l'accuser d'y avoir manqué en plaçant ainsi à la fin la plus faible partie d'un de ses tableaux; mais il marchait sans guide et sans théorie dans un monde inconnu et dans un art nouveau. Son plan général est tout ce qui l'occupe, et dans les accessoires il viole sans scrupule la règle des convenances et des proportions. Il songe enfin à sortir de ce septième cercle, et c'est par un moyen fort extraordinaire.

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