Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,
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Ces explications finies, les deux voyageurs s'avancent vers le premier de ces trois cercles redoutables. Le monstre qui garde l'entrée du premier cercle est le Minotaure 80, et une foule de Centaures armés de flèches errent au bas des rochers, dans l'intérieur du cercle, sur les bords d'un fleuve de sang. Les commentateurs disent, avec assez d'apparence, que Dante a voulu désigner par ces monstres moitié bêtes et moitié hommes, la férocité brutale des hommes livrés à la violence qui sont punis dans ce cercle de l'Enfer. Il descend, avec son guide, de pointe en pointe de rochers, et arrive enfin au bord de ce fleuve de sang bouillant, où des damnés plongés jusqu'aux yeux jettent des cris horribles. Ici, leur dit un des Centaures, sont punis les tyrans qui ont versé le sang et envahi la fortune des hommes 81, et il leur en nomme plusieurs, tant anciens que modernes, Alexandre, le cruel Denys de Sicile, Azzolino, Obizzo d'Est 82 et d'autres encore, parmi lesquels Dante se garde bien d'oublier Attila.