Note 82 — Par P.L. GINGUENÉ,
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Note 82: (retour) Denys de Syracuse, Azzolino, nommé plus communément Eccelino, tyran de Padoue, Obizzo d'Est, marquis de Ferrare et de la Marche d'Ancône, tyran cruel et rapace, ne font ici aucune difficulté: il n'y en a que sur Alexandre. Vellutello le premier, ensuite Daniello, et plus récemment Venturi, ont prétendu dans leurs commentaires que ce tyran était Alexandre de Phère; Landino et les autres premiers commentateurs avaient établi que c'était Alexandre surnommé le Grand, et le père Lombardi a embrassé leur opinion. D'après Justin, qui raconte des traits nombreux de cruauté exercés par ce conquérant, sur ses parents et ses plus intimes amis, et d'après l'énergique expression de Lucain, qui l'appelle felix prœdo, Pharsale, X. 21, on peut, dit-il, le placer avec justice parmi les tyrans che dier nel sangue e nell' aver di piglio. Le nom d'Alexandre seul, et sans autre désignation, dit assez l'intention du poëte; et l'omission qu'il a faite de lui parmi les grandes âmes, Spiriti magni, qu'il place dans les Limbes, prouve qu'il le réservait pour ce lieu de supplices.