Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
La paix faite, il revint à Arqua, plus faible qu'auparavant. Une fièvre sourde le minait, sans qu'il voulût rien changer à son train de vie. Il lisait ou écrivait sans cesse. Il écrivait surtout à son ami Boccace, dont il lut alors le Décaméron pour la première fois 598. Il fut enchanté de cet ouvrage. Ce qu'on y trouve de trop libre, lui parut suffisamment excusé par l'âge qu'avait l'auteur quand il le fit, par la langue vulgaire dans laquelle il l'avait écrit, par la légèreté du sujet et celles des personnes qui devaient le lire. L'histoire de Griselidis le toucha jusqu'aux larmes 599 Il l'apprit par cœur pour la réciter à ses amis: enfin il la traduisit en latin pour ceux qui n'entendaient pas la langue vulgaire, et il envoya cette traduction à Boccace 600.