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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Il fit bâtir au haut de ce village une maison petite, mais agréable et commode. Dès qu'il y fut établi avec sa famille, entouré de sa fille qu'il avait mariée, de son gendre, d'un bon ecclésiastique qui l'accompagnait à l'église, reprenant avec un peu de santé toute son ardeur pour le travail, occupant quelquefois jusqu'à cinq secrétaires, il mit la dernière main à un ouvrage qu'il avait commencé depuis trois ans, et qui a pour titre: De sa propre ignorance et de cette de beaucoup d'autres 592. Nous en verrons bientôt le sujet, qu'il serait trop long d'expliquer ici. Peut-être eût-il fallu, pour se rétablir entièrement, qu'il renonçât tout-à-fait à travailler; mais, pour les esprits tels que le sien, c'est presque renoncer à vivre. Il aurait fallu aussi qu'il observât un autre régime: son médecin, qui était son ami 593, le lui recommandait sans cesse. Mais Pétrarque le voyait avec plaisir comme ami, et ne le croyait pas du tout comme médecin. Il se fatiguait d'austérités, ne mangeait qu'une fois le jour quelques légumes, quelques fruits, buvait de l'eau pure, jeûnait souvent, et les jours de jeûne, ne se permettait que le pain et l'eau. Il eût fallu enfin qu'il n'apprît pas une nouvelle capable de retarder encore sa guérison, celle du départ subit et imprévu du pape et de son retour à Avignon. Sainte Brigitte avait dit au S. Père: Si vous allez à Avignon, vous mourrez bientôt. Il n'en voulut rien croire; mais, à peine arrivé dans la Babylone d'Occident, il tomba malade et mourut.

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