Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Pétrarque apprit à Venise que si le nouveau pape faisait le bonheur de Rome par son retour, il se disposait à compromettre celui de l'Italie entière par la guerre qu'il suscitait aux Visconti. Urbain V les haïssait mortellement, et, résolu de les exterminer, il fit une ligue avec les Gonzague, les seigneurs d'Est, de Carrare, les Malatesta et plusieurs autres. L'empereur était à la tête; il venait d'entrer en Italie. Barnabé Visconti, qui, au milieu de tous ses vices, avait l'esprit belliqueux, ne songeait qu'à se défendre. Galéas, plus prudent, préférait de négocier. Il appela Pétrarque à Pavie et le chargea d'aller à Bologne trouver le cardinal Grimoard, frère et légat du pape, et de traiter avec lui des moyens de prévenir la guerre 588. Mais il n'était plus temps, et quelque bon négociateur que fût Pétrarque, il échoua encore une fois.