← Table of contents
Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)

Reading edition

Pétrarque eut encore une fois à Venise la consolation de recevoir chez lui son ami Boccace, que la peste avait chassé de Florence 578. Ils passèrent délicieusement ensemble les trois mois les plus chauds de l'année. Ils auraient voulu ne se plus quitter. Plus Pétrarque perdait de ses amis, plus ceux qui lui restaient lui devenaient chers. Cette seconde peste lui fut aussi fatale que la première: elle venait de lui enlever Azon de Corrège et son cher Socrate: à peine eut-il reçu les adieux de Boccace, qu'il apprit coup sur coup la perte de Lélius, d'un autre intime ami qu'il appelait Simonide 579 et de Barbate de Sulmone. Un chagrin moins sensible, mais qui ne laissa pas de l'affecter vivement, fut de voir accueillie par des critiques amères la publication de ses Églogues latines et de quelques fragments de son poëme de l'Afrique. Cette sensibilité du génie est assez généralement blâmée par ceux qui n'en ont pas. Ses souffrances sont une partie de ses secrets qu'ils ne conçoivent pas plus que les autres. Mais Pétrarque avait assez de quoi s'en consoler dans les témoignages d'admiration que le suivaient partout et qu'on lui adressait de toutes parts.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings