Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Un accident assez simple qu'il eut alors, mais dont la cause mérite d'être remarquée, fut sur le point d'avoir des suites graves. Il avait pris la peine de copier lui-même un gros volume des épîtres de Cicéron, les copistes, disait-il, n'y entendant rien. Il le tenait toujours à sa portée, et s'en servait, à ce qu'il paraît, aussi habituellement que de son Virgile. Ce volume in-folio, couvert en bois avec de bons fermoirs en cuivre, selon l'usage du temps 567, tomba plusieurs fois sur sa jambe gauche, et la frappant au même endroit, y fit une plaie qui s'envenima. Les médecins crurent qu'il faudrait lui couper la jambe. Le régime, les fomentations et le repos la guérirent. Dès qu'il put monter à cheval, il fit à Bergame, un petit voyage, plus remarquable encore par son motif. Son nom était alors parvenu au plus haut point de célébrité: l'Italie entière avait en quelque sorte les yeux sur lui: les orateurs, les philosophes, les poëtes, le regardaient comme leur maître; des hommes même d'une profession étrangère aux lettres, partageaient l'admiration générale.