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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Il était à peine rétabli quand Galéas le choisit pour une ambassade importante auprès de l'empereur, que l'on croyait prêt à porter la guerre en Italie 564. Pétrarque l'alla chercher à Bâle, où il attendit un mois inutilement. Il venait d'en partir quand cette ville fut presque entièrement détruite par un affreux tremblement de terre. Il se rendit à Prague, où il trouva l'empereur tout occupé de la bulle d'or qu'il venait de faire recevoir à la diète de Nuremberg. Charles lui fit le même accueil qu'à l'ordinaire, et le rassura sur les craintes qui étaient l'objet de son voyage. Quoique très-irrité contre les Visconti et contre l'Italie, il ne songeait point à y porter la guerre. Les affaires de l'Allemagne l'occupaient assez. Quelque temps après le retour de Pétrarque à Milan 565 il reçut de la part de l'empereur un diplôme de comte palatin, dignité qui n'était pas alors avilie, et dont ce diplôme lui conférait tous les droits et priviléges. Il était revêtu d'un sceau ou bulle enfermée dans une boîte d'or d'un poids considérable. Pétrarque accepta le titre avec reconnaissance; mais il renvoya l'étui de la bulle au chancelier de l'Empire. La fortune dont il jouissait diminue peut-être le mérite de ce refus; mais il l'aurait fait sans doute lors même qu'il était pauvre, et d'autres bien plus riches que lui ne le feraient pas.

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