Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)
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Une autre fois encore, il épuise contre la cour romaine, et contre l'Église telle qu'elle était devenue dans cette cour, toute la violence de sa bile, et tout le fiel de sa plume. Il accumule ainsi contre elle, avec plus d'emportement que de goût, les apostrophes et les injures. «Source de maux 713, asyle de colère, école d'erreurs et temple de l'hérésie, Rome autrefois, aujourd'hui Babylone fausse et coupable, pour qui sont répandus tant de pleurs et poussés tant de soupirs; ô forge d'artifices! ô cruelle prison, où le bien expire, où tout le mal est produit et nourri! ô enfer des vivans! ce serait un grand miracle si le Christ ne te faisait enfin sentir son courroux. Fondée jadis dans une chaste et humble pauvreté, tu lèves contre tes fondateurs ta tête menaçante. Courtisane effrontée! où as-tu placé ton espérance? dans tes adultères et dans tes richesses immenses et mal acquises. Constantin ne reviendra plus pour les accroître; c'est au monde pervers à te les fournir, puisqu'il le souffre.» Je conviens que cette poësie, qui sent plus l'école hébraïque que celle d'Horace et de Tibulle, est peu séante dans un ecclésiastique assez bien venu, après tout, et même distingué dans cette même cour qu'il traitait avec si peu de mesure. Je n'ai cité ces morceaux que pour faire connaître le talent de Pétrarque dans tous les genres où il s'est exercé.