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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)

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«O vous, dit-il ensuite à ces princes, vous à qui la Fortune a remis le gouvernement des belles contrées dont il ne paraît pas que vous ayez la moindre pitié, que font ici toutes ces armes étrangères? Est-ce pour que vos plaines verdoyantes soient teintes du sang des barbares? Une vaine erreur vous flatte: vous cherchez dans un cœur vénal l'amour et la fidélité. Celui de vous qui soudoie plus de soldats est environné de plus d'ennemis. Oh! de quels étranges déserts ce torrent est-il descendu pour inonder nos douces campagnes? Si nous ne l'arrêtons de nos propres mains, qui pourra nous en garantir? La Nature avait pourvu à notre sûreté, quand elle plaça les Alpes comme un rempart entre nous et la fureur germanique; mais le désir aveugle, et constant à vouloir ce qui est contraire au bien; n'a point eu de repos qu'il n'ait procuré à un corps sain une maladie mortelle. Maintenant que, dans une même enceinte, habitent des bêtes sauvages et de paisibles brebis, c'est toujours aux bons à gémir. Et, pour comble de maux, ce sont ici les descendants de ce peuple barbare et sans lois, à qui Marius fit de si profondes blessures, que la mémoire s'en conserve encore, quand, accablé de soif et de fatigue, il but dans le cours du fleuve, moins de l'eau que du sang 710.

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