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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Voici un songe où les critiques trouvent moins de grandeur et de poésie dans le style, mais qui a encore plus d'intérêt, parce qu'il est plus étendu, qu'il renferme, dans une canzone tout entière, une plus grande abondance de sentiments, et qu'ils y sont exprimés, sous la forme du dialogue, avec un abandon qui se rapproche davantage de la nature. «Quand celle en qui je trouve mon doux et fidèle appui 699 vint, pour donner quelque repos à ma vie fatiguée, s'asseoir sur l'un des bords de ma couche avec son parler doux et sage, à demi-mort de crainte et de pitié, je lui dis: D'où viens-tu maintenant, âme heureuse? Elle tire alors de son sein une palme et une branche de laurier, et me dit: Je viens du séjour serein de l'Empyrée; je descends de ces régions saintes, et c'est pour te consoler que je les quitte.--Je la remercie humblement par mes gestes et par mes paroles, et puis je lui demande: D'où sais-tu donc l'état où je suis? Elle me répond: Les ruisseaux de larmes dont tu ne te rassasies jamais, passent avec tes soupirs jusqu'au ciel à travers tant d'espace, et ils y troublent ma paix. Il te déplaît donc que je sois partie de ce lieu de misère, et parvenue à une meilleure vie? Ce départ devrait te plaire, si tu ne m'avais autant aimée que tu le montrais dans tes actions et dans tes discours. Je réponds alors: Je ne pleure que sur moi-même, qui suis resté parmi les ténèbres et les douleurs.»

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