Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Mais le plus beau de ces sonnets 697 est sans contredit celui-ci; je le mets, dans cette seconde partie, au même rang que le sonnet Solo e pensoso dans la première, et même encore au-dessus. «Je m'élevai par ma pensée 698 jusqu'aux lieux où était celle que je cherche et que je ne retrouve plus sur la terre; là, parmi les habitants du troisième cercle céleste, je la revis plus belle et moins fière. Elle prit ma main, et me dit: Tu seras avec moi dans cette sphère, si mon désir ne me trompe pas. Je suis celle qui te fis une si rude guerre, et qui terminai ma journée avant le soir. Mon bonheur est au-dessus de l'intelligence humaine; je n'attends plus que toi, et ce beau voile qui m'enveloppait, que tu aimais tant, et qui est resté sur la terre. Ah! pourquoi cessa-t-elle de parler? et pourquoi ouvrit-elle sa main qui tenait la mienne? Au son de ces douces et chastes paroles, peu s'en fallut que je ne restasse dans les cieux.» C'est une vision dont l'idée est sublime, quoique simple, et qui est rendue dans l'original en vers aussi sublimes que l'idée.