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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)

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En rompant tout commerce avec les femmes, Pétrarque n'avait pas fait vœu de se priver du souvenir de Laure. Il la pleurait, et consacrait ses regrets dans des poésies où l'on trouve souvent l'accent d'une douleur vraie, quoique toujours ingénieuse, et où la voix de l'imagination se fait toujours entendre avec celle du cœur. Le 6 avril de cette année, se rappelant que ce jour revenait pour la troisième fois depuis la mort de Laure, il fixa dans un vers plein de sentiment, ce funeste anniversaire. «Ah! dit-il, qu'il était beau de mourir il y a aujourd'hui trois ans 547.» Mais ce jour-là même, il reconnut qu'il était heureux de vivre encore, et qu'il lui restait à goûter quelques plaisirs. Il reçut un message de Florence, qui le rétablissait dans ses biens et dans ses droits de citoyen.

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