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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Des ordres imprévus, des affaires, l'obligation de se joindre à l'ambassade de Rome, viennent-ils le forcer à quitter sa douce retraite, et à retourner dans des lieux qu'il avait cru quitter pour toujours, il confie encore à Barbate le chagrin qu'il éprouve; il adresse à la Fortune ces plaintes, que peuvent s'appliquer ceux qui, nés comme lui avec des passions douces et des goûts paisibles, se trouvent lancés, malgré eux, dans les flots orageux du monde et des affaires. «O Fortune 645! je n'ambitionne pas tes faveurs. Laisse-moi jouir d'une pauvreté tranquille: laisse-moi passer dans cette retraite champêtre le peu de jours qui me restent. Je ne connais ni l'ambition ni l'avarice; et tu me condamnes à des travaux sans fin! Ils semblent croître sans cesse avec la rapidité du temps. Quel port puis-je espérer pour ma vieillesse? O de combien de misères on est assailli dans ce monde! Les hauteurs tremblent; le milieu glisse; au bas on est foulé. Ce sont les bas lieux que je préfère; et je tremble comme si j'étais dans les nues. Voilà surtout de quoi je me plains. Si je voulais monter au sommet ou m'élancer sur les ondes, et que je fusse atteint de la foudre ou englouti par la tempête, j'aurais tort de gémir; mais les flots viennent me chercher sur le rivage, et des tourbillons m'engloutissent dans l'humble poussière où je suis caché.»

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