Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Le Traité de la Vie solitaire, commencé à Vaucluse, repris et terminé en Italie dix ans après 614, contient la doctrine d'une philosophie misantrope qui n'était pas dans le caractère de Pétrarque, mais que des idées religieuses mal entendues et son amour excessif pour l'étude lui avaient fait adopter. Il est divisé en deux livres, ces livres en sections, et les sections en chapitres. Dans le premier livre il met en opposition l'homme occupé dans la vie sociale et dans les villes, avec la solitaire, pendant leur sommeil, à leur réveil, au dîner, après le repas, au coucher du soleil, au retour de la nuit, pendant sa durée; et, dans toute cette distribution du temps, il donne l'avantage au solitaire. Les inconvénients que peut avoir la solitude et les remèdes qu'on peut y appliquer, ses douceurs, l'utilité qu'on en retire, les lieux que l'on doit préférer pour en jouir, et plusieurs autres questions de cette espèce viennent ensuite; on croirait que c'est ici l'ouvrage d'un cénobite plutôt que d'un homme sensible et d'un sage; mais on reconnaît Pétrarque dans un chapitre ou paragraphe qui a pour titre: Qu'il ne faut point persuader à ceux qui se plaisent dans la solitude de mépriser les droits de l'amitié, et qu'ils doivent éviter la foule, mais non pas les amis 615.