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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note 611 — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Note 611:

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On a donné, dans le

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du 18 octobre 1809, une traduction inexacte de cette note; on annonçait de plus le manuscrit de Virgile, d'où elle est tirée, comme existant encore à Milan, tandis qu'il était, depuis plusieurs années, à Paris.

L'authenticité de cette note a été contestée en Italie; quelques critiques du seizième siècle ont douté qu'elle fût écrite de la main de Pétrarque; mais leurs doutes ont été éclaircis, et leurs objections réfutées. Les faits relatifs au précieux manuscrit où elle se trouve, recueillis d'abord par Tomasini, dans son Petrarca redivivus, ont été répétés par l'abbé de Sade, note 8, à la fin du volume II de ses Mémoires. M. Baldelli les a exposés à son tour avec de nouveaux développements et de nouvelles preuves, en faveur de l'authenticité de la note sur Laure, article II des éclaircissements ou illustrazioni qui sont à la suite de son ouvrage, pag. 177 et suiv. Voici les principaux faits. La bibliothèque de Pétrarque fut vendue et dispersée après sa mort. Son Virgile passa à son ami et son médecin Jean Dondi; de celui-ci, qui mourut en 1380, à son frère Gabriel, et de Gabriel à son fils Gaspard Dondi. Il paraît que Gaspard le vendit, et qu'il fut placé, vers 1390, dans la bibliothèque de Pavie; il y resta plus d'un siècle. En 1499, les Français s'étant emparés de Pavie, enlevèrent beaucoup de manuscrits qui furent transportés à Paris, dans la bibliothèque du roi. Plusieurs sont apostilles et annotés de la main de Pétrarque. Quelque adroit Pavesan trouva le moyen de soustraire à cette exécution militaire le manuscrit de Virgile. Il était encore à Pavie, au commencement du seizième siècle, dans la bibliothèque d'un gentilhomme nommé Antonio di Piero. Deux autres propriétaires le possédèrent successivement; à la mort du second, Fulvia Orsino, il fut vendu, à très-haut prix, au cardinal Frédéric Borromée, fondateur illustre de la bibliothèque Ambroisienne, où il le plaça parmi les manuscrits les plus précieux. Il y est resté jusqu'en 1796; ce fut alors un des principaux objets d'arts, recueillis à Milan par les premiers commissaires français qui y furent envoyés après la conquête.

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