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Histoire littéraire d'Italie (1/9)

Note 647 — PREMIÈRE PARTIE.

Reading edition

Note 647:

(retour)

Dante,

de Vulg. Eloq.

En appelant ici le Dante élève de Guido, je parle selon l'opinion commune; je dois dire cependant que Crescimbeni, loin de l'adopter, prouve qu'elle est fausse, par le passage même du Dante, dont on se sert pour la soutenir. Le poëte trouve Guido dans le purgatoire, cant. 26. Dès qu'il l'a entendu se nommer, il l'appelle son père, et celui des autres poëtes qui ont composé des vers d'amour pleins de douceur et de grâce:

Quando i' udi nomar se stesso il padre Mio e d'altri miei miglior, che mai Rime d'amore usar dolci e leggiadre.

Guido lui demande quelle est la cause qui le fait lui parler et le regarder avec tant de tendresse: «Ce sont, lui répond le Dante, vos doux écrits, qu'on ne cessera d'aimer tant que durera le style moderne:

Dimmi che è cagion perchè dimostri Nel dire e nel guardar d'avermi caro? Ed io a lui: li dolci detti vostri, Che quanto durerà l'uso moderno, Faranno cari ancora i loro inchiostri.

On s'est arrêté au premier de ces deux traits, et l'on n'a pas vu que le dernier prouve évidemment que le Dante, non seulement n'avait pas eu Guido pour maître, mais qu'il ne l'avait jamais vu, et qu'il n'avait appris de lui à rimer, qu'en lisant ses vers.

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