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Histoire littéraire d'Italie (1/9)

Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE.

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L'exemple que donnait cette cour, l'accueil et les distinctions qu'elle accordait aux poëtes, les multiplièrent. On a conservé les noms et quelques poésies de plusieurs d'entre eux. Celles du commencement du siècle ont les mêmes formes et à peu près le même style que celles de Frédéric II et de son chancelier, dont nous avons parlé dans ce chapitre. La plupart de ces noms sont obscurs. On n'y distingue guère que ceux d'un Odo delle Colonne, frère ou cousin de Guido, l'historien du siège de Troie, lequel était aussi poëte; d'un Arrigo Testa da Lentino, qui était notaire; d'un Jacopo, du même lieu et de la même profession; d'un Stefano, protonotaire de Messine; d'un Mazzeo di Ricco, et quelques autres. Le savant Léon Allacci a réuni leurs poésies à la fin de son recueil d'anciens poëtes 628. On y voit, comme dans celles de Ciullo d'Alcamo, de Frédéric II, et de Pierre des Vignes, la langue et l'art des vers à leur berceau. Les pensées en sont communes, le style incorrect et grossier, mêlé de sicilien et de provençal. Les chansons ont presque toutes la forme que leur avaient donnée les Troubadours; mais le sonnet a constamment celle qu'il a conservée depuis, ce qui confirme l'opinion de son origine sicilienne. On ne peut donner qu'une idée très-légère de ces premiers bégaiements poétiques. Il faut, en les lisant, lutter à la fois contre la barbarie et l'obscurité du langage, et contre les fautes typographiques les plus grossières, et le texte le plus corrompu 629. Bornons-nous à quelques traits moins communs et un peu plus ingénieux ou plus singuliers que le reste.

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