Note 611 — PREMIÈRE PARTIE.
Reading edition
Note 611: (retour) On n'a imprimé en Italie que la traduction italienne qui en fut faite vers le même temps, par Buono Giamboni; Tiraboschi, t. IV, p. 381. Notre Bibliothèque impériale possède jusqu'à douze copies de l'original français. Il s'en trouvait une fort belle, couverte en velours cramoisi, dans la Bibliothèque du Vatican, avec quelques notes de la main de Pétrarque. Elle avait appartenu, dans le quinzième siècle, à Bernardo Bembo, qui l'avait achetée en Gascogne, selon ce que porte une note de sa main, écrite sur la première feuille. Crescimbeni, qui nous apprend ces particularités dans l'article de Pierre, ou Peyre de Corbiac, (Additions aux vies des poëtes provençaux, Stor. dell. volg. poes. t. II, p. 205.), dit, dans ce même article, que le manuscrit 3206 de la Vaticane, fol o 126 à 135, contient un poëme de ce Troubadour, intitulé le Trésor (lo Tesor), qui traite de toutes les sciences et de tous les arts. «C'est de ce Trésor, ajoute-t-il, que Brunetto Latini, Florentin, prit l'idée de ceux qu'il composa, c'est-à-dire du Tesoretto, en vers italiens, et du Trésor en prose française». On va voir que Crescimbeni se trompe ici sur le Tesoretto, comme plusieurs autres auteurs italiens.