Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE.
Reading edition
Dans la préface de ce même ouvrage, Buoncompagno donne la notice de onze autres livres ou traités de sa composition, sur divers sujets de grammaire, de morale et de jurisprudence: plusieurs ont des titres et des énoncés bizarres, selon la mode de ce temps: l'un est un Traité des Vertus, mais c'est des vertus et des vices du langage qu'il traite; l'autre est intitulé l'Olivier, et renferme complètement, dit l'auteur, le dogme des priviléges et des confirmations; un autre, dont le titre est le Cèdre, donne la connaissance des statuts généraux; la Myrrhe enseigne à faire les testaments 601. Il y en a un sur l'Amitié, dans lequel l'auteur annonce qu'il distinguera vingt-six genres d'amis; et un autre plus singulier, pour un grammairien du treizième siècle, intitulé la Roue, et qui traite des plaisirs de Vénus, et des faits et gestes des amants 602. Rien de tout cela n'existe plus, et l'on peut se consoler de cette perte. Un seul écrit de cet auteur pouvait être utile pour l'histoire, de quelque manière qu'il soit écrit, c'est celui qu'il composa sur le siége soutenu, dans le siècle précédent 603, par la ville d'Ancône, contre l'empereur Frédéric Ier., Muratori nous l'a conservé, en l'insérant dans son grand recueil 604.