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Histoire littéraire d'Italie (1/9)

Note 563 — PREMIÈRE PARTIE.

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Note 563:

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Voici cette pièce, qui, malgré la médiocrité des idées et la grossièreté du style, forme un monument curieux; elle a été publiée par l'Allacci,

Poeti Antichi

, etc.

Peroch' amore no se po vedere E no si trata corporalemente, Quanti ne son de si fole sapere Che credono ch'amor sia niente. Ma poch' amore si faze sentere, Dentro dal cor signorezar la zente, Molto mazore presio de avere Che sel vedesse vesibilemente. Per la vertute de la calamita Come lo ferro atra' non se vede Ma si lo tira signorevolmente. E questa cosa a credere me'noita Ch'amore sia e dame grande fede, Che tutt'or fia creduto fra la zente.

La seule différence qu'il y ait, quant à la forme, entre ces deux tercets et ceux des sonnets les plus réguliers, est que l'une des deux rimes des quatrains, ente, y est conservée, et que les tercets sont ainsi sur trois rimes, au lieu de n'être que deux. Les mots la zente y sont aussi répétés à la fin de deux vers, ce qui pèche contre la règle qui défend qu'un mot déjà mis ose s'y remontrer; règle qui est de rigueur en Italie comme en France. On peut remarquer dans ce sonnet le z vénitien, employé plusieurs fois au lieu du ci et du gi, comme faze, signorezar, la zente; soit que l'on prononçât alors ainsi en Sicile, soit que ces vers nous aient d'abord été transmis par un copiste vénitien.

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