← Table of contents
Histoire littéraire d'Italie (1/9)

Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE.

Reading edition

Il n'est resté de poésies de Frédéric II, qu'une ode ou chanson galante, dans le genre de celles des Provençaux, et que l'on croit un ouvrage de sa jeunesse: on y voit la langue italienne à sa naissance, encore mêlée d'idiotismes siciliens 555, et de mots fraîchement éclos du latin, qui en gardaient encore la trace 556. L'ode est composée de trois strophes, chacune de quatorze vers, l'entralacement des rimes est bien entendu et tel que les lyriques italiens le pratiquent souvent encore. Les pensées en sont communes, et les sentiments délayés dans un style lâche et verbeux, mais cela n'est pas mal pour le temps et pour un roi, qui avait tant d'autres choses à faire que des vers 557. Nous avons vu un autre Frédéric en faire de meilleurs, mais plus de cinq cents ans après; et le Frédéric de Sicile n'avait pas, comme celui de Prusse, un Voltaire pour confident et pour maître.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings