Note 476 — PREMIÈRE PARTIE.
Reading edition
Note 476:
(retour)
Voici une
alba
de Giraut Riquier;
Al plazen Pessamen A Amoros Ai cozen B Mal talen Cossiros Tan qu'el ser non puese durmir Ans torney e vuelf e vir (je me tourne et retourne) E dezir Vezer l'alba.
Toutes les strophes finissent par ce dernier vers.
E dizia sospiran: Iorns, ben creyssetz a mon dan, E'l sers Aussi me'ssos lonc espers.
C'est-à-dire, ou à peu près:
Et je disais en soupirant: O jour! tu crois pour mon tourment, Et le soir Je meurs d'un si long espoir.
On trouve dans cette serena ces deux vers pleins de sentiment et de naïveté:
Nulhs hom non era de latz A l'aman que sa dolor. Le pauvre amant n'a personne Près de lui que sa douleur.