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Histoire littéraire d'Italie (1/9)

Note 468 — PREMIÈRE PARTIE.

Reading edition

Note 468:

(retour)

Ainsi, ce vers masculin,

Amor, merce no mucira tan soven,

est de dix syllabes, et ce vers féminin qui le suit,

Que ia'm podetz vias de tot aucire,

n'est non plus que dix. Il y en a matériellement onze, mais la dernière est muette. La voyelle a est aussi regardée comme muette, quand elle forme une terminaison féminine, comme dans ce vers:

Trop mes m'amigua longhdana.

Et dans celui-ci:

La gensor e la pus gaya,

qui ne sont que de sept syllabes. C'est ce que n'ont point adopté les Italiens, qui font entrer dans le nombre des syllabes constitutives de leurs vers, les voyelles tombantes et à peu près muettes qui les terminent presque tous. Mais dans les vers provençaux l'a est quelquefois masculin à la fin des mots, comme dans ce vers, qui est de huit syllabes pleines:

Ab cor lial fin e certa.

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