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Histoire littéraire d'Italie (1/9)

Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE.

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Les poésies amoureuses des Arabes ont en général moins de mollesse, un caractère moins efféminé que celles des Persans. Des images guerrières s'y mêlent souvent aux sentiments d'amour et aux idées de galanterie, et quelquefois avec plus de bizarrerie que de goût, comme dans ces vers 365: «Je me souvenais de toi, quand les lances ennemies et les glaives de l'Inde buvaient mon sang; je souhaitais ardemment de baiser les épées meurtrières, parce qu'elles brillaient, comme les dents éclatent quand tu souris». Voici un morceau d'un meilleur goût, et qui se rapproche davantage de la poésie d'Anacréon et d'Hafiz. C'est une de ces pièces en quatorze vers, que l'on veut qui aient servi de premier modèle au sonnet; et il y a peu de sonnets meilleurs.

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