Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE.
Reading edition
La ghazèle appartient plus aux Persans qu'aux Arabes; ils l'ont cultivée avec une sorte de prédilection, tandis que les Arabes, plus graves et plus portés à la mélancolie, lui ont préféré la casside. On appelle Divan, une collection nombreuse de ghazèles, différentes par la terminaison ou la rime. Le divan est parfait lorsque le poëte a régulièrement suivi, dans les rimes de ses ghazèles, toutes les lettres de l'alphabet. Le divan d'Hafiz, le plus célèbre des poëtes persans dans ce genre, contient près de 600 ghazèles 364. Les ghazèles de chacune des divisions de ce divan ont tous leurs vers terminés par la même lettre; et la série de toutes ces divisions forme l'alphabet entier. Presque tous les poëtes italiens ont eu aussi l'ambition de former leur divan, qu'ils nomment canzonière, mais ils se sont épargné la contrainte et l'espèce de ridicule de cette tâche alphabétique.