Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE.
Reading edition
La Ghazèle est une espèce d'ode amoureuse ou galante, semée d'images et de pensées fleuries. Le sujet en est ordinairement enjoué. Il respire, en quelque sorte, les parfums et le vin. Les maximes qu'on y professe sont celles d'une volupté philosophique. Elle conclut de la brièveté de la vie que nous ne devons en laisser échapper aucune fleur, sans la connaître et sans en jouir 361. C'est, comme on voit, précisément le genre de l'ode anacréontique, et quoiqu'on assure qu'Anacréon n'a jamais été traduit en arabe ni en persan, il est probable que les premiers poëtes persans ou arabes qui donnèrent ce caractère à la ghazèle, avaient eu quelque connaissance des poésies du vieillard de Théos.