← Table of contents
Histoire littéraire d'Italie (1/9)

Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE.

Reading edition

De toutes ces sortes de vers, ils forment des poëmes de plusieurs espèces. La Casside est une des plus anciennes. C'est une espèce d'idylle ou d'élégie; mais dans l'acception étendue que les anciens donnaient à ces deux titres, et qui peut, en quelque façon, convenir à toutes sortes de sujets. Les deux premiers vers riment ensemble, et ensuite, dans tout le cours du poëme, la même rime revient à chaque second vers. On n'a point d'égard au premier, qui n'est regardé que comme un hémistiche. Le poëme ne doit pas avoir plus de cent distiques, ni moins de vingt. L'amour en est le sujet le plus ordinaire. La vie nomade et guerrière des Arabes, les obligeait à des déplacements continuels: aussi, la plupart des cassides commencent par les regrets d'un amant séparé de sa maîtresse. Ses amis essayent de le consoler, mais il repousse leurs secours. Il décrit la beauté de celle qu'il aime. Il ira la visiter dans la nouvelle demeure de sa tribu, dût-il en trouver les passages défendus par des lions ou gardés par des guerriers jaloux. Alors il amène ordinairement la description de son chameau ou de son cheval; et ce n'est qu'après tout cet exorde qu'il en vient à son principal objet. Les sept poëmes suspendus au temple de la Mecque sont presque tous de ce genre. On vante surtout celui qui commence ainsi: «Demeurons, donnons quelques larmes au souvenir du séjour de notre bien-aimée dans les vallées sablonneuses qui sont entre Dahul et Houmel». Le dessin en est absolument conforme à celui que je viens de tracer. On y trouve cette jolie comparaison: «Quand ces deux jeunes filles se levèrent, elles répandirent une agréable odeur, comme le zéphir lorsqu'il apporte le parfum des fleurs de l'Inde 360». Le poëte trouve le moyen d'amener le récit d'une aventure galante de sa jeunesse, qu'il décrit avec toute la vivacité et tous les ornements de la langue arabe. Parmi les autres descriptions, celles de son passage à travers un désert, de son cheval, de sa chasse, d'un orage, sont d'une beauté que les Orientaux ne se lassent point d'admirer.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings