Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE. (continued 2)
Reading edition
Plusieurs auteurs italiens ont voulu découvrir où Dante avait pris l'idée principale de son poëme; les uns, comme Fontanini 769, pensent que de son temps il y avait plusieurs vieux romans déjà traduits en italien, tels que ceux de la Table ronde, des Pairs de France, et celui de Guérin, surnommé il Meschino. C'est dans ce dernier qu'un certain puits de saint Patrice, très-célèbre en Irlande, pouvait avoir donné au Dante, par sa forme, l'idée de celle de son Enfer. D'autres croient, avec M. l'abbé Denina 770, qu'il a pu imiter deux de nos anciens fabliaux du treizième siècle, l'un de Raoul de Houdan, intitulé Songe ou Voyage de l'Enfer 771, où l'auteur feint être descendu et avoir trouvé des gens qu'il nomme; l'autre, qui a pour titre du Jongleur qui va en Enfer 772, le même M. Denina croit voir dans un événement arrivé à Florence vers ce temps-là une autre source où Dante put puiser 773. Dans une fête publique, donnée pour célébrer l'arrivée d'un légat du pape, on offrit au peuple un spectacle digne de ce siècle. On représenta l'Enfer avec ses feux et tous ses supplices. Des hommes étaient vêtus en démons et d'autres en âmes damnées. Les premiers faisaient souffrir aux autres diverses sortes de tourments.