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Histoire littéraire d'Italie (1/9)

Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE. (continued 2)

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Les Toscans avaient dès-lors de grandes prétentions à la suprématie du langage; Dante la leur refuse, et leur reproche avec aigreur des locutions basses et corrompues comme leurs mœurs; il rejette également les Gênois, et passant à la partie gauche de l'Apennin, il ne traite pas moins sévèrement la Romagne, Ancône, Mantoue, Vérone, Vicence, Padoue, Venise. Il n'est tenté de se laisser fléchir que pour Bologne; mais quoique le langage y fût meilleur (avantage que cette ville est bien loin d'avoir conservé) 750 il ne reconnaît point encore là ce vulgaire italien qu'il cherche. C'est que ce parler, dit-il enfin, n'appartient à aucune ville en particulier, mais qu'il appartient à toutes, et qu'il est comme une mesure commune avec laquelle on doit comparer tous les autres. Il donne à ce parler les titres d'illustre, de cardinal, c'est-à-dire fondamental, d'aulique, de courtisan, et il allégue pour tous ces titres des raisons qu'il importe peu de savoir. C'est celui-là qui est par excellence l'italien vulgaire; c'est celui qu'ont employé dans leurs vers tous les poëtes siciliens, apuliens, toscans ou lombards, et c'est par cette solution qu'il termine son premier livre.

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